C’est où que le Christ dit, « Je suis Dieu, adorez-Moi » ?

Est-ce que Christ a dit lui-même qu'Il est Dieu ?

Un imam, un clergé musulman, est en train de passer par plusieurs églises occidentales, en lançant un défi aux chrétiens, supporté par des traités qui demandent : ‘C’est où que le Christ dit, « Je suis Dieu, adorez-Moi » ?’ – c’est une phrase que plusieurs musulmans répètent couramment.

Un jour j’ai téléphoné à cet imam. En poursuivant notre conversation, dans quelques minutes seulement il m’a répété cette question…

L’imam : C’est où que le Christ dit, « Je suis Dieu, adorez-Moi » ?

Moi-même : D’abord, croyez-vous en chaque mot que le Christ a prononcé dans l’Evangile ? Sinon, ce serait inutile de me fatiguer en citant les paroles du Christ, si à la fin vous me disiez que Ses paroles ont été changées.

L’imam : Je crois en toute parole que le Christ a prononcée directement. Je veux dire  seulement les paroles imprimées en rouge en certaines éditions de la Bible. Je ne crois aucune parole qui va au -delà de cela.

Moi-même : On est d’accord. Au moins nous avons un point de départ commun. Supposons d’abord que le Christ soit seulement un homme et non Dieu. Ensuite étudions ensemble certaines de ses paroles pour conclure ce qui suit concernant la vraie nature du Christ.

L’imam a accepté cette procédure pour étudier davantage sur la divinité du Christ. Je me suis, donc, avancé dans ma discussion sur les paroles du Christ.

Il est présent partout – l’omniprésent

Moi-même : Ouvrons ensemble l’Evangile de Matthieu où Jésus parle à ses disciples au sujet de la prière en commun et sa présence : « Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux. » (NEG1979, Matthieu 18 :20). Y a-t-il quelqu’un qui puisse être partout où deux ou trois de ses disciples réunissent en même temps ? Existe-t-il un être humain qui puisse être dans deux lieux différents simultanément ?

L’imam : Mais il veut dire cela symboliquement dans le sens qu’il est en accord avec leurs paroles.

Moi-même : Le contexte dans ce passage est littéraire non pas symbolique. Jésus est en train de parler sur la prière commune de ses disciples dans une réunion concrète. Les mots « là où » indiquent ici le lieu et les mots « au milieu d’eux » signifie un lieu aussi. En plus, vous n’avez pas le droit d’interpréter selon votre préférence personnelle. Car moi non plus je ne peux me permettre d’interpréter le Coran moi-même, mais je dois consulter les commentateurs musulmans sur le texte du Coran. A vrai dire, vous devriez aussi consulter des livres des commentateurs chrétiens. Ils s’accordent sur le contenu de ce passage, où notamment le Christ parle de sa présence actuelle, réelle parmi ses disciples. C’est là où il entend leurs prières.

Il est Celui qui pardonne les péchés

Ensuite j’ai changé le sujet, tout en restant dans le même livre de l’Evangile, j’ai perlé d’une occasion où Jésus guérit un paralytique.

Moi-même : Jésus guérit un paralytique couché sur son tapis : « Prends courage, mon enfant, tes péchés sont pardonnés. » (NEG1979 , Matthieu 9 :2). Jésus ne dit pas seulement ces mots pour guérir , mais afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés… » (Matthieu 9 :2). Ces verset Bibliques sont marqués en rouge, parce qu’ils sont prononcés par le Christ.

A ce point, l’imam a démontré son expérience du passé du fait avoir discuté du Christ avec un chrétien.

L’imam : La signification ici est tout simplement que le Christ pardonne à ceux qui pèchent contre lui, comme les chrétiens récitent en priant Notre Père : « pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés » (Matthieu 6 :12). Est-ce que ceci veut dire que les chrétiens sont de petits dieux parce qu’ils pardonnent à ceux qui leur doivent ?

Moi-même : Une partie de cela est vrai. Les chrétiens prient cette prière et ils pardonnent à ceux qui les ont offensés pour être tolérant, mais le Christ n’a pas pardonné au paralytique parce qu’il a péché contre Lui. L’Evangile spécifie clairement « un » (au lieu de « le », ce qui voudrait dire une connaissance antérieure) paralytique était porté à Lui sans mentionner une rencontre antérieure entre Jésus et l’homme paralytique. Comment aurait-il alors pu pécher contre Jésus ? En outre, Jésus ne lui dit pas « Je te pardonne les péchés contre moi », mais « tes péchés sont pardonnés ». Ses mots indiquent clairement le pardon absolu de tous les péchés de l’homme paralytique, sans exception ! Ce sens des mots va avec l’autorité qu’il réclame dans le même passage. Sinon, Sa déclaration de pouvoir pardonner les péchés n’aurait aucune valeur, si son pouvoir était limité seulement aux péchés qui ont été commis contre Lui directement ? Même les enseignants de la loi juive qui ont témoigné de l’événement, ont réalisé le poids de Ses paroles. Car ils murmuraient : « Cet homme blasphème » (Matthieu 9 :3). Ils ont compris le parole du Christ comme Sa revendication de pouvoir pardonner les péchés – les mots que Jésus ré-adresse à la femme pécheresse qui a pleuré à Ses pieds (Luc 7 :48).

Le maitre du Sabbat

L’imam n’a pas trouvé à répondre directement sur ma longue commentaire,  mais il a choisi de répéter sa première question.

L’imam : Est-ce que cela votre réponse à la question ; ‘C‘est où que le Christ dit « Je suis Dieu, adorez-Moi » ?

Moi-même : Je voudrais bien laisser la réponse à vous, et nous y reviendrons à la fin. Mais continuons plutôt notre analyse. Permettez-moi d’avancer encore sur un autre point.   

Un jour du Sabbat, les disciples du Christ avaient faim et ils ont ramassé quelques épis de maïs, les ont épluchés puis ils les ont mangés.  Parce que les juifs regardent le Sabbat comme un jour sacré, les chefs religieux ont protesté en disant que les disciples de Jésus n’observent pas la loi du Sabbat. (Voir l’Exode 20 : 8 -11 : « Souviens-toi du jour du Sabbat…tu ne travailleras pas… »). Le Christ parlant de Lui-même, répond à leur accusation : « Car le Fils de l’homme est même le Maitre du Sabbat » (Matthieu 12 :8 ; aussi Marc 2 :28 et Luc 6 :5). Dans cette instance le Christ déclare publiquement qu’il est le Maitre du Sabbat !

Qui est le Maitre du Sabbat ? Savez-vous qui a établi la Loi y compris celle du Sabbat ? C’est Dieu Lui-même. Il est le Maitre de la loi du Sabbat dans la Torah.

L’imam s’est tu pendant quelques instants. Apparemment il ne s’attendait pas à ce verset pour la réponse.

L’imam : Ces mots sont-ils directement prononcés par le Christ ?

Moi-même : Oui, ils ont été imprimés en rouge, comme vous les vouliez.

L’image du Dieu invisible

Pendant que l’imam a feuilleté les pages de sa version de la Bible pour la confirmation, je lui ai dit de vouloir de relever encore un point avant de conclure la discussion.

Moi-même : Le Christ fait très clairement cette déclaration : « Celui qui M’a vu, a vu le Père [Dieu]… » (Jean 14 : 9).

L’imam : Mais il ne dit pas cela dans un sens littéraire. Il dit simplement quiconque a vu Jésus, a vu de grandes œuvres de Dieu, comme des miracles – c’est comme voir Dieu métaphoriquement.

Moi-même : C’est où que la Bible dit : « Celui qui M’a vu, a vu de grandes œuvres de Dieu » ? N’êtes-vous pas en train de tordre Ses paroles uniquement pour avancer avec votre argument ? Le Christ dit littérairement : « Celui qui M’a vu, a vu le Père ». Il n’emploie pas « les œuvres de Dieu » ni « les miracles de Dieu ». Il déclare spécifiquement : « a vu le Père » - autrement dit, Dieu Lui-même.

Ne nous sommes-nous pas accordés de ne pas se fier sur sa propre interprétation, mais de consulter les commentateurs Bibliques ?  Dans ce verset le disciple Philippe demande à Jésus pour lui montrer Dieu pour connaître le chemin vers Lui. Le Christ reprend gentiment Philippe, en disant : « Ne me connais-tu pas Philippe, même après avoir été aussi longtemps avec moi ? » Puis il dit a Philippe que le fait de l’avoir vu est égal d’avoir vu le Père. La demande de Philippe est littéraire, concret comme l’est la réponse du Christ. Qui d’autre pourrait dire à ses disciples : « Celui qui m’a vu a vu le Père » ? Ici le Christ explicitement déclare qu’il est Dieu. Ses paroles directes ne sont-elles pas la réponse à notre question.

L’imam est resté peu-convaincu. 

Moi-même : Il y a plusieurs autres versets qui ne peuvent être interprétés que dans le sens que le Christ est Dieu incarné. Ces versets se basent sur les paroles directes du Christ Lui-même. Ce ne sont pas ses disciples qui Lui ont donné la divinité. Le Christ Lui-même a déclaré Sa nature divine maintes fois. Les disciples ont cru en Jésus et ils ont accepté Ses paroles que le Père a confirmé par des prodiges et des miracles.

L’appel téléphonique a duré encore quelques instants de plus, mais l’imam a insisté qu’il voulait voir un verset particulier disant : « Je suis Dieu, adorez-moi » - ce qui est juste une autre façon de dire : « Même si le Christ est omniprésent, même s’il pardonne les péchés, même s’il est le Maître du Sabbat, même si celui qui l’a vu a vu Dieu – Il n’est pas Dieu ! »